Complotisme

17 février 2024 0 Par Philippe Raybaudi

Ceux qui invoquent le complotisme n’ont pas le courage de regarder la réalité en face… et encore moins de prendre un billet d’avion pour aller sur place constater le désastre.

Quand je travaillais au Bangladesh, j’ai vu tous ces gens en train de démanteler à la main ces immenses navires échoués sur les plages de Chittagong (dont beaucoup d’enfants), couverts d’huile, de graisse et de poussières d’amiante… pour un salaire de quelques euros par jour (40 centimes sur certains chantiers) parce que nos « civilisations riches » n’ont pas le courage d’assumer leur train de vie et reportent leurs problèmes et la pollution sur d’autres parties du monde (Voir https://vu.fr/YUzSi )

Tous ces gosses qui rampent sous terre pour extraire des minerais rares et dont on ne va même pas chercher les corps quand les galeries s’effondrent et deviennent leur tombeau.

Les gouvernements nous font marcher sur la tête.

Dans mon hameau en pleine montagne, les touristes laissent trainer des rallonges électriques au milieu des habitations et chemins pour recharger les batteries de leurs voitures.

Et c’est la même chose en ville où l’on voit de plus en plus des câbles descendre le long des balcons et façades d’immeubles pour rejoindre les parkings.

La France est en passe de devenir la Roumanie d’avant 89, celle dirigée par le couple Ceaușescu.

L’occident ne se voit pas disparaître et pourtant !

Le grand marché du futur proche est celui qui est en train d’émerger entre la Chine, l’Afrique, l’Inde et une partie des pays d’Amérique du Sud. Et le plus fort dans tout ça, c’est que la forme de ces nouvelles relations économiques et humaines n’a rien à voir avec celle de notre vieux monde et sa tendance maladive à la colonisation sans partage et aujourd’hui à la condescendance politique.

Ceux qui ne me croient pas vont pouvoir mettre leur pendule à l’heure en allant prochainement voir le film «Black Tea», troisième long-métrage d’Abderrahmane Sissako, qui est en compétition à la Berlinale, avant sa sortie en salles en France le 28 février : Entre Chine et Afrique, ce conte poétique nous parle de l’état du monde…